Le couple et l'enfant

Le couple et l'enfant

Par Geneviève Martin

Au départ, il était bien là, entre nous, caché chaudement. Il était toujours là, omniprésent. Il était même trop là ! Tellement, que nos amis nous reprochaient constamment sa présence.

Il nous suivait partout : Dans les magasins, au travail, dans nos rêves, même dans nos familles. Il est devenu un membre à part entière de notre vie. Quand les gens entraient dans notre maison, il les accueillait, tout joyeux et prêt à leur partager son bonheur.

Puis, est arrivé un changement, une petite boule de vie. Au moment même où notre enfant est venu au monde, il s'est déjà un peu éloigné. À chaque seconde, il a reculé, pour laisser place au bonheur d'élever notre enfant. Nous devions mettre toutes nos énergies à veiller sur notre petit trésors, notre nouveau bébé. Quelle joie nous enivrait ! Pendant que notre regard ébahit était rivé vers notre progéniture, alors, peu à peu, il s’en est allé, croyant qu’il n’était plus nécessaire, qu'il n'avait plus sa place. Et lorsqu'il tentait en vain de nous crier son désespoir, il dérangeait. Car à cause de lui, nous n’étions plus en mesure de donner 100% de toute notre énergie à notre enfant. Nous étions déconcentré, oui c'est bien le mot...

Notre enfant avait tant de besoins. Notre enfant si spécial avait une condition particulière et nous ne pouvions rien laisser de côté. Pour nous, tout ce qui touchait à la vie de notre enfant avait son importance. Ce qui a fait en sorte que nous avons mis de côté notre ancien ami, nous l’avons ignoré, lui qui auparavant prenait tant de place dans nos vies.

Mais maintenant, où est-il ? Je le cherche partout, depuis plusieurs années... Je me fais jolie, je cuisine, je prépare des activités, je l'appelle sans arrêt, mais il n'est plus là... Sans même m’en rendre compte, je l’ai perdu... Peut-être croyait-il avoir accompli sa mission de vie. Peut-être qu’il se disait qu’il devenait une nuisance. Pourtant, c'est grâce à lui si le mot « famille » est entré dans nos vies. On lui doit tellement... Le problème, c'est que maintenant, on s'ennuie drôlement de lui...

« Où es-tu ? Mais où est passé mon couple ?! »

Si vous ou votre conjoint avez besoin de parler, d'échanger sur votre vie de couple, votre santé mentale et sur les enjeux qui surviennent suite à l'annonce d'un diagnostique pour votre enfant, n'hésitez pas demander de l'aide via les ressources disponibles dans votre région.

 

« Pour s'occuper d'un enfant handicapé, deux tiers des mères arrêtent, réduisent ou aménagent leur temps de travail sur le long terme. 20% des pères modifient leur rythme professionnel, le plus souvent en réaménageant leur poste, selon l'étude quantitative. L'arrivée d'un enfant handicapé pèse aussi sur la vie de couple, avec une surreprésentation des familles monoparentales: 13% versus 9% chez les enfants de 4-6 ans et 21% versus 17% pour les 10-12 ans. Dans près de la moitié de ces familles, le rôle du handicap est cité comme un des facteurs de la séparation (rôle certain dans 36%, déterminant dans 16%, aggravant 20%). Sur le plan matériel, seuls 29% des parents déplorent une certaine insuffisance de l'aide professionnelle, et pour 83% l'aide financière couvre tout ou presque des dépenses. »  
Source : Handicap.fr

 

« Les parents sont très souvent affectés par l’annonce d’un diagnostic d’autisme, comme pour tout autre handicap. Quel que soit l’âge de l’enfant au moment où le diagnostic est prononcé, ils peuvent vivre un sentiment d’échec : celui de ne pas avoir conçu un enfant « normal », ou en bonne santé. Plusieurs se sentent responsables du handicap de leur enfant. Cependant, malgré la difficile situation à laquelle sont confrontés les parents, l'enfant a besoin d'être reconnu et accepté tel qu’il est pour bien se développer. Comprendre qui il est permet aux parents de voir diminuer leur sentiment de culpabilité et de mieux faire face à la situation. »
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