Cipâte, cadeaux et meltdown !

Cipâte, cadeaux et meltdown !

Par Geneviève Martin

Comme le temps des Fêtes arrive furtivement, j’ai décidé de vous faire part de quelques trucs et astuces pour aténuer les effets anxiogènes de cette partie de l’année chez nos petites tornades. 

1. Préparez-vous pour la guerre
Apportez toujours avec vous un sac de petites collations, de jouets sensoriels, de coquilles anti-bruits, de pictos, de doudous, de figurines si sécurisantes ou tout autre objet qui vous sera utile pour traverser les soupers de famille. 

2. Informez la personne qui reçoit
Assurez-vous que les gens qui vous reçoivent sont au fait des particularités de votre enfant. Expliquez leurs phobies et demandez leur de préparer une pièce ou un coin calme au cas où votre enfant aurait besoin de repos. 

3. Conservez un horaire stable
Même s’il est tentant de se laisser aller à une partie de cartes ou de prendre juste un dernier verre en dansant un bon rigodon, votre enfant lui, a besoin de ses repères habituels, encore plus que jamais. Si la vie m’a prouvé une chose, c’est qu’il vaut mieux partir tôt d’une soirée que de ramasser son enfant à la petite cuillère pendant 3 jours parce que toute sa routine s’est envolée. 

4. N’hésitez pas à briser la glace
Les cousins et les cousines sont capable de comprendre si un enfant présente une différence, à condition que les parents soient également informés et ouverts à cette différence. Il m’est souvent arrivé d’assoir tous les enfants en cercle dès le début de l’activité afin de leur lire une petite histoire comme par exemple « Lolo, le petit garçon autiste » ou tout autre histoire expliquant ce qui fait que votre mini est si spécial ! Les enfants deviennent tout-à-coup compréhensifs et prêts à soutenir leur compagnon face à toute épreuve, au lieu de rester là à les dévisager. 

5. Préparez les enfants à ce qui va suivre
Il est vrai que la routine ne peut pas toujours être exactement comme à l’habitude. Mais rien ne vous empêche, dans un moment calme, d’expliquer avec des photos, des dessins ou même des pictos ce qui va se passer. Vous pouvez d’ailleurs prendre votre téléphone intelligent ou une tablette avec votre enfant et aller sur les profils des gens que vous allez visiter. Ils seront moins anxieux par rapports aux rencontres qu’ils feront et aux lieux qu’ils visiterons. 

6. Faites des choix !
Vous n’êtes en rien obligés de participer à toutes les réceptions. Vous pouvez choisir celles qui comptent le plus et essayer de garder des moments calmes entre chaque sorties. 

7. Ayez des alliés
Surtout si vous êtes monoparental, le fait d’avoir un ou deux adultes sur qui compter au cas où votre enfant joue dans une autre pièce est une excellente façon de relaxer l’enfant mais également de permettre au parent de souffler un peu. 

8. Écoutez-les
Ils commencent à sautiller, à parler plus fort, plus vite, à perdre patience ? N’attendez pas ! Il est temps de dire aurevoir dès les premiers signes de potentielle désorganisation afin de quitter dans le calme et la bonne humeur. Vous pourrez ensuite prendre un moment pour féliciter votre enfant une fois dans l’auto pour ses beaux comportements. Le fait de quitter avant que la situation dégénère évite aussi que l’enfant fasse une mauvaise association par rapport au départ et qu’il reproduise une crise systématiquement à chaque départ. Et si votre enfant semble trop fragile pour aller visiter grand-maman, vous avez toujours le choix de repousser ou annuler la visite. 

9. Ne négligez aucun détail
Au risque d’avoir l’air paranoïaque, osez demander si votre belle-soeur a une barrière pour mettre en haut des marches, si le repas qu’elle cuisine sera facile à manger pour votre enfant, ou s’il y aura des objets fragiles à portée de la main. Vous ne pouvez pas forcer les gens à modifier leur menus, mais vous pouvez apporter un petit lunch ou encore une barrière vous-même. 

10. Soyez fiers !
Laissez votre orgueil à la maison et votre crainte d’être jugés parce que votre enfant se tape la tête depuis 20 minutes sur le mur du passage. Oui c’est peu commun, mais c’est votre enfant, est merveilleux et vous pouvez en être fiers. Combien de fois j’ai arrêté des gens qui voulaient forcer mon enfant à manger assis parce que ce n’est pas poli... « Écoute... Au moins, il mange ! » De toutes façons, ce n’est pas aux autres à dire à votre enfant comment se comporter. 

11. Choisissez vos combats
Dans la même veine que le repas debout, vous ne pourrez pas tout contrôler, et ce même si vous êtes la personne la mieux équipée du monde. Alors, si votre enfant répète le même mot depuis 5 minutes, ce n’est peut-être pas si mal. 

12. Respectez-vous
Soyez sans crainte, votre instinct c’est le plus fort. Si quelqu’un ne vous comprend pas et ne souhaite pas s’améliorer, c’est SON problème. Assumer la personne que vous êtes sera un des plus beau exemple de droiture que vous pourrez inculquer à votre enfant. 

Et vous, quels sont vos trucs ?

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